N° 27
4 novembre 1971

ANGLETERRE : une bouée pour l’Europe
L’annonce de l’entrée de la Grande-Bretagne au sein du Marché Commun a été accueillie par les cris de joie de la classe politique française. Monsieur Maurice Faure se félicite d’un acte qui « s’inscrit dans la logique de l’histoire », Monsieur Lecanuet du triomphe de l’opiniâtreté britannique sur les vetos successifs du Général, l’inévitable Jean Monnet s’extasie sur « le respect des institutions » (européennes) qui caractérisera la Grande-Bretagne. Du côté de la majorité, même optimisme béat chez Messieurs Poudevigne et De Broglie.
GRANDE-BRETAGNE : PARTENAIRE OU CONCURRENT ?
Le 29 octobre, la Chambre des Communes a voté à une majorité substantielle de 112 voix l’entrée de la Grande- Bretagne au sein du Marché Commun. A vrai dire, ce score confortable dissimule mal les divisions de l’opinion britannique. Les deux partis n’ont pu au moment du vote préserver leur unité … (lire en page 5) Par Arnaud FABRE