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N° 380

LE MAUVAIS VIRAGE

27 avril 1983

LE MAUVAIS VIRAGE

la gauche devant l’austérité

La gauche ou le refus de l’austérité, équation qui distinguait naguère majorité et opposition. Qu’en est-il aujourd’hui où, comme le soutient Edmond Maire, « la rigueur sans ambition a le goût amer de l’austérité » ? Si Raymond Barre se félicite de certaines mesures adoptées par le gouvernement, la gauche manifeste à rebours une gêne inquiète, qui incite certains à une désapprobation à peine voilée du « plan d’accompagnement », comme le désignent avec un excès de pudeur les textes. Lionel Jospin à l’émission « Face au public » (France-Inter) reste prudent et obscur... Article d’Emmanuel Mousset en pages 2 et 3.

L’austérité sans la rigueur

Oubliée, la « Révolution tranquille » à peine esquissée. Depuis le 25 mars, date de l’annonce du plan d’assainissement, la gauche est entrée dans une période de gestion. Reste à savoir si l’austérité proclamée est aussi rigoureuse, sur le plan technique, qu’elle s’en donne l’air. Rappelons d’abord les grandes lignes du plan gouvernemental : réduction du déficit budgétaire (par annulation de crédits, par des recettes nouvelles), réduction du déficit du secteur public (par des économies, par des hausses de tarifs), équilibre de la Sécurité sociale (par un prélèvement de 1% sur le revenu notamment), incitation à l’épargne (emprunt obligatoire, relèvement du plafond du livret A...) et enfin le fameux contrôle des changes pour les touristes... Article de Sylvie Fernoy en page 3.

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