N° 132
7 novembre 1973

Proche-orient : le piège européen
M. Pompidou se dit volontiers partisan d’un jeu indépendant de la France, inspiré de « Kiel et Tanger », lorsqu’il fait ses discours à Sciences-Po, Moyennant quoi il fait rigoureusement l’inverse dans sa pratique diplomatique. La France peut jouer un rôle dans le conflit du Proche-Orient grâce à son capital de sympathies dans les pays arabes ? M. Pompidou n’en a cure. En fait d’initiative diplomatique, il se borne à proposer à ses partenaires de l’Europe des « Neuf » le principe de rencontres régulières pour renforcer la coopération politique. Autrement dit, pour « faire manœuvrer et grandir » la France, il ne trouve rien de mieux que de l’engoncer frileusement dans l’Europe des « Neuf »…