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N° 171

Giscard : LA POUDRE AUX YEUX

11 septembre 1974

mercredi 11 septembre 1974

Giscard : LA POUDRE AUX YEUX

Changement ou spectacle du changement
 ? La question n’a cessé d’animer
le débat politique au cours de
Tété, semant parfois la division comme
le montre la controverse publiée par
le Nouvel Observateur. A gauche on
s’interroge, avec ou sans le « secours »
de Marx, pesamment ou intelligemment.
De même du côté de la droite
plus ou moins extrême, on s’inquiète
de voir le Président de la République
puiser ses réformes dans le programme
de la gauche. Comme si ce
n’était pas prévisible dès avant le
résultat du second tour ! Comme s’il
n’y avait pas toujours convergence du
libéralisme de droite et du libéralisme
de gauche !

LA LIBERTÉ SELON GISCARD D’ESTAING : 1 - l’imposture du libéralisme

Ce qui est terrible avec la société du spectacle,
c’est qu’on ne peut absolument pas y
traiter des problèmes intellectuels sérieux. Tout
y est slogan, marquetinge qui appelle du concurrent
ou de l’adversaire un contre-slogan marquetingisé.
A ce jour, même l’honnête homme
risque de se faire avoir. Ulcéré par l’hénaurmité,
il répondra sur le même plan, sur le même
style et sa réponse manquera de toute pertinence.
C’est le propre du vice, ou sa « vertu »,
que de provoquer du fait de son caractère
excessif, violent, contre-nature, contre-la-norme,
le vice symétriquement contraire, aussi violent
et aussi impertinent. Les exemples ne manquent
pas, en ce moment, de cette dialectique de
l’« impertinence », dans la mesure où le pouvoir
est colonisé par une caste experte en
marquetinge politique... Article de Gérard Leclerc.