Bruno Le Maire se présente comme l’homme d’un bon sens qui recèle souvent, quoi qu’on en dise, de désolantes stupidités. Pour le ministre de l’Économie, tout est simple : la croissance française doit être revue à la baisse, donc il faut faire des économies. Moins de croissance, c’est moins d’impôts, donc moins d’argent à dépenser. Bien entendu, l’homme de Bercy oublie de dire qu’il s’est engagé auprès de Bruxelles et des agences de notation financière à réduire le déficit budgétaire. Ce (…)
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2024
Dernier ajout : 25 mai 2025.
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Une rigueur en trompe-l’œil
28 février 2024 -
Des espoirs pour les désespérés
14 février 2024Dans Marianne (4 février), Christophe Bourseiller croit pouvoir souligner le paradoxe d’une succession de révoltes qui ne conduisent à rien, faute de « projet alternatif crédible ». Les « barricadiers » de mai 1968, dit-il, se plaçaient sous l’égide de Marx, de Lénine, de Trotski, de Bakounine, alors que « les révoltés du XXIe siècle n’ont aucune idée du monde qui pourrait se substituer à la société actuelle ». L’auteur de La France en colères (Cerf) ouvre ainsi un vaste débat. (…)
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La révolte paysanne
31 janvier 2024Tous les deux jours, un paysan se suicide. Lorsque nous avions publié nos analyses et nos propositions sur l’agriculture (1), en avril 2016, cette tragédie silencieuse était regardée, en haut lieu, comme une regrettable fatalité. Confronté au déclin de nos capacités agricoles, aux ravages de l’ultra-concurrence et du productivisme, à la disparition de très nombreuses exploitations, aux pressions de la grande distribution, à la baisse du revenu agricole, les ministres successifs et la FNSEA (…)
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Gabriel Attal, produit standard
17 janvier 2024Entonné du matin au soir par les radios et les télévisions, l’hymne à la jeunesse de Gabriel Attal prête à sourire. En lui tressant la couronne d’un prince de la communication, la haute société médiatique le reconnaît comme l’un des siens, exemplaire dans l’itinéraire qui a conduit l’élève de l’Ecole alsacienne et de Sciences Po dans les allées du pouvoir. Avec un instinct de classe très sûr, le jeune homme a rejoint un Parti socialiste rallié depuis belle lurette au néolibéralisme avant (…)
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L’anti-président
3 janvier 2024A juste titre, François Hollande fut désigné comme l’insouverain gestionnaire du néolibéralisme, incapable d’incarner sa fonction symbolique (1). Emmanuel Macron apparaît quant à lui comme un anti-président. Alors que son prédécesseur ne savait pas comment occuper sa charge, l’hôte actuel de l’Élysée l’utilise pour nier et subvertir radicalement notre Constitution. Depuis trois décennies, nous dénonçons le double jeu du président de la République qui se présente comme l’homme de la nation (…)