Le système de l’Argent achève la trilogie d’une suite romanesque, que l’on peut qualifier de balzacienne et dont l’objet est « après tout la France ». Comme les deux volumes précédents ils se rapportent à une expérience personnelle, celle d’un ancien ambassadeur à Malte, celle d’un provincial toujours enraciné dans son pays natal. Comment s’en étonner, de la part d’un lecteur fervent de Maurice Barrès ? Mais, cette fois, l’écrivain nous fait communier à l’appréhension que peut avoir de notre (…)
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La chronique de Gérard Leclerc
Dernier ajout : 11 avril.
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Le système de l’Argent
8 avril -
Habermas, l’optimisme de la Raison
25 marsLe décès de Jürgen Habermas, à l’âge de 96 ans, est l’occasion de revenir sur une œuvre et une pensée dont le rayonnement dépasse largement son appartenance nationale. L’intéressé n’était-il pas le premier à vouloir surpasser sa nationalité d’origine, en faveur d’une Europe politique qui portait tous ses espoirs ? C’est, d’évidence, la tragédie dans laquelle le nazisme avait plongé l’Allemagne qui est à l’origine de ce choix. Lorsqu’on a été embrigadé à dix ans dans les jeunesses (…)
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La religion des morts
11 marsEn m’adressant son dernier ouvrage, Guillaume Cuchet ne manque pas de se référer à Philippe Ariès, qui fut son premier inspirateur dans ce domaine privilégié de l’histoire des mentalités. De fait, le souvenir de l’auteur de L’homme devant la mort est définitivement associé à cette patiente enquête d’ordre anthropologique, qui nous permet de nous mieux comprendre à partir de notre genèse et de notre généalogie, celles qui conduisent une sorte de psychanalyse du passé dont nous sommes issus. (…)
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Le moment teilhardien
25 févrierIl s’agit bien d’une décennie (1955-1965), où la mention du nom de Pierre Teilhard de Chardin était omniprésente. Elle n’occupait pas seulement l’espace de la vie intellectuelle, elle semblait correspondre à l’air du temps, au point de requérir l’intérêt du général de Gaulle ou la couleur de l’âme de la chanteuse Dalida. Mais avec la distance, on ne peut considérer le teilhardisme que comme une sorte de météore, aussi vite disparu qu’il avait brusquement surgi. Il convient donc aux (…)
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Retour à Teilhard de Chardin
11 févrierPrendre connaissance de la correspondance échangée entre le Père Pierre Teilhard de Chardin et Claude Tresmontant, c’est pour moi comme un bain de jouvence. En effet, me voilà ramené à mes jeunes années, où ce qu’on appelait le teilhardisme était en pleine expansion, suite à la mort de l’auteur du Phénomène humain. Jusqu’alors, l’œuvre du savant jésuite était tenue sous le boisseau, à cause de l’interdiction de publication signifiée par la direction de la Compagnie de Jésus. Cela ne (…)